Critère 1 — Le statut de conformité de l’éditeur
Avant tout, vérifiez si le logiciel est lui-même une plateforme agréée par la DGFiP, ou s’il fonctionne comme solution compatible raccordée à une plateforme agréée partenaire. Les deux statuts sont valables pour être en conformité — la différence se joue entre l’éditeur et l’administration, pas dans votre usage quotidien. Voir notre guide plateforme agréée vs solution compatible pour le détail.
Critère 2 — L’adéquation avec votre statut
Un logiciel pensé pour les micro-entrepreneurs (déclaration simplifiée, pas de gestion de TVA complexe par défaut) n’offre pas la même expérience qu’un outil pensé pour des sociétés (EURL, SASU) avec une comptabilité en partie double. Vérifiez que l’outil gère nativement votre régime : franchise en base, régime réel simplifié, ou société à l’IS.
Critère 3 — Le prix réel, pas le prix d’appel
Beaucoup d’offres gratuites plafonnent le nombre de factures ou de clients par mois. Regardez le tarif du palier immédiatement supérieur à l’offre gratuite — c’est souvent celui que vous paierez réellement une fois votre activité lancée, pas le prix affiché en gros sur la page d’accueil de l’éditeur.
Critère 4 — Le support en cas de question réglementaire
La réforme de facturation électronique va générer des questions concrètes (mentions, statut d’un client, cas particulier) dans les mois qui viennent. Un support réactif, en français, capable de répondre à ce type de question — pas seulement à des soucis techniques — a une vraie valeur pendant cette période de transition.
Faut-il changer d’outil si le vôtre est déjà conforme ?
Non. Un changement de logiciel a un coût réel — reprise de l’historique, nouvelles habitudes, parfois ressaisie de données — qui n’est justifié que si votre outil actuel n’a aucune trajectoire de conformité. Vérifiez d’abord son statut avant d’envisager de changer par précaution.
Pour une comparaison détaillée de plusieurs logiciels de facturation adaptés aux indépendants, voir notre comparatif Abby vs Indy vs Freebe.
Questions fréquentes
Oui, la conformité ne dépend pas du prix : plusieurs éditeurs proposent une offre gratuite déjà raccordée à une plateforme agréée. Vérifiez simplement les plafonds d’usage (nombre de factures, de clients) de l’offre gratuite en question.
Un tableur (Excel, Google Sheets) peut-il encore suffire ?
Non, une fois l’obligation d’émission applicable à votre catégorie d’entreprise : un tableur ne génère pas de format structuré et ne se raccorde pas à une plateforme agréée. Un logiciel dédié devient nécessaire pour vos ventes B2B domestiques.